Main Page       Contact  
   
Türkçe

Daily Bulletin Subscription

To receive our Daily Bulletin please fill out the form below.
Name:
Surname:
Email:


Books out of Print

Conlusion

ŞİNASİ OREL*
Les Telegrammes de Talât Pacha
 

 !á^€ ="justify">CONLUSION


Nous arrivons au terme de cette étude que nous avons consacrée aux «documents» diffuses par les milieux arméniens en 1920 par le biais du livre d’Andonian.

Cette étude démontre bien que les «documents» d’Andonian sont des faux, fabriqués de toutes pièces par les Arméniens pour justifier leurs allégations et fonder leurs revendications.

Elle démontre aussi la coïncidence de la parution de ces faux avec les tentatives des puissances visant au démembrement de l’Empire ottoman, avec les efforts déployés pour céder aux Arméniens une partie de son territoire, avec la «chasse aux coupables» engagée par les pays de l’Entente parmi les dirigeants ottomans.

Rappelons brièvement les faits qui établissent la fausseté de ces «documents»:
1 - Andonian appuie son argumentation sur la signature du préfet d’Alep, Mustafa Abdulhalik. Or les documents d’archives établissent que les signatures attributés Mustafa Abdulhalik sont fausses.
2 - Sur un des documents de sa fabrication, Andonian attribue aux apostilles et la signature de Mustafa Abdulhalik une date à laquelle ce dernier n’était pas encore préfet d’Alep.
3 - L’ignorance, ou la négligence, du décalage existant entre le calendrier ottoman et le calendrier grégorien transforme, sur les documents, des dates antérieures en dates postérieures, et rend caduc tout le système de datation et de numérotage utilisé par Andonian.
4 - Les dates et les numéros attribués par Andonian ses faux documents n’ont rien de commun avec les dates et les numéros des documents authentiques de l’époque. En outre, Andonian commet par inattention l’erreur de porter les mêmes numéros sur des documents différents.
5 - Les groupes de chiffres qu’Andonian utilise dans certains télégrammes n’ont rien voir non plus avec la véritable technique de chiffrage de l’époque. Ces erreurs auraient constitué des égarements invraisemblables de la part des responsables du chiffre. Il laisse également croire, contre l’évidence, que le même système de chiffrage serait resté en usage six mois durant dans un pays en guerre; et l’on sait que ce ne fut pas le cas.
6 - La maladresse avec laquelle ont traces les signes de «Besmele», formule sacramentelle figurant en tête de tout document officiel, trahit un auteur qui ne les a probablement jamais utilisés de sa vie: sans doute un Arménien.
7 - On trouve parfois dans les faux documents des expressions qu’on ne peut, en fait, utiliser dans la langue ottomane, qu’il s’agisse de lexique, de syntaxe ou de grammaire. De même, affin de «faire avouer aux Turcs leur propre culpabilité», l’auteur prête aux dirigeants ottomans des phrases que le simple bon sens leur aurait interdit d’utiliser.
8 - A l’exception de deux d’entre eux, les faux documents sont rédigés sur du papier blanc, ne portant aucune mention ou signe prouvant qu’ils proviennent de l’administration ottomane. Le fait que deux d’entre eux soient rédigés sur des formulaires de télégramme des postes ottomanes n’est guère convaincant: n’importe qui pouvait s’en procurer facilement.
9 - Ces faux documents n’ont pas été pris en considération par les Britanniques, qui recherchaient pourtant, avec insistance, des preuves pour faire passer en jugement les «Turcs responsables des événements arméniens».
10 - Il n’est guère logique que les documents qu’Andonian présente comme hautement secrets aient été envoyés par la poste, ce qui les porte à la connaissance de plusieurs personnes. Ils auraient dû l’être par courrier spécial.
De même, il est improbable que de tels documents soient conservés pendant trois ans au lieu d’être détruits.
11 - Les faux documents présentent, si l’on compare les versions anglaise et française du livre d’Andonian, des différences qu’il n’est pas possible de qualifier d’erreurs de traduction ou d’erreurs matérielles. A quoi sont-elles dues, sinon au manque de rigueur qui a présidé à toute cette entreprise de falsification?
12 - Enfin, même les écrivains proches des Arméniens, ou se faisant leurs porte parole, manifestent un certain scepticisme quant à l’authenticité des documents d’Andonian.

Il n’existe pas de crime parfait: tout crime laisse des traces ou des empreintes. Les milieux arméniens qui ont commis celui (car c’en est un !) de tenter de déshonorer toute une nation en ont laissé beaucoup derrière eux, et il est, en fait, aisé de les confondre.

La fausseté des prétendus documents historiques d’Andonian est un fait connu depuis longtemps, non seulement des Turcs mais aussi des historiens étrangers qui se sont donnés la peine d’entreprendre des recherches dans les archives ottomanes. Et bien des Arméniens le connaissent aussi.

Le terme de «génocide», apparu en 1944 pour désigner l’extermination des juifs par les nazis durant la Seconde Guerre mondiale, qualifie tout «crime commis dans l’intention de détruire un groupe humain, national, ethnique, racial ou religieux».

Les Arméniens ont adopté ce terme pour qualifier les événements que nous avons évoqués, mais ils ne s’appuient que sur les pseudso - documents d’Andonian pour démontrer que «l’Empire ottoman a tenté d’anéantir en masse le peuple arménien».

Ce n’est pas étonnant: comment trouverait-on des documents authentiques relatifs à un génocide imaginaire?

Les faits sont têtus: le mythe du «génocide arménien» repose tout entier sur des faux documents. Etablit-on cette fausseté que le mythe s’écroule d’un seul bloc.

Mais il est vrai qu’aujourd’hui comme hier la fabrication de faux est une pratique habituelle à certains milieux arméniens, que l’on voit réécrire l’histoire arménienne dans le sens de leurs fantasmes et de leurs prétentions, n’hésitant pas, pour défendre leur cause, à présenter comme leurs les cultures, arts, traditions et modes de vie d’autres nations, à commencer par ceux des Turcs.

En Occident, certains acceptent pour authentiques les «documents» d’Andonian sans même se donner la peine de les vérifier.

Pourquoi ne manifestent-ils pas, vis-à-vis des allégations arméniennes, ce même esprit scrupuleux, ce même souci d’objectivité qu’ils affichent en d’autres circonstances?

Il faut le dire, le fait que les documents des archives ottomanes ne soient pas encore totalement exploitables est en partie responsable de cette situation.

Ces documents seront publiés prochainement. Ils viendront compléter ceux qu’on a présentés ici, et la vérité, déjà bien connue des Turcs et de nombreux historiens sérieux, s’imposera d’elle-même aux plus sceptiques.

 ----------------------
* -
- Les Telegrammes de Talât Pacha
    Print    
   «  Back

 
 
ERAREN - Institute for Armenian Research

This site is best viewed at 1024 x 768 pixel resolution.